Ah, les jeux annulés… Ces fantômes pixelisés qui hantent nos rêves de gamers ! On a tous eu notre petit coup de cœur pour un trailer alléchant, une promesse de gameplay révolutionnaire, ou une direction artistique à tomber par terre. Mais moi, mon plus grand regret de joueur, il est un peu plus… ascenseur.

Imaginez la scène : fin des années 90, la Dreamcast Dreamcast carbure à plein régime, et SEGA Sega nous tease sur un jeu de science-fiction nommé Propeller Arena. Des combats aériens futuristes, des vaisseaux designés par des dieux du pixel, et une promesse de multijoueur endiablé. Le rêve, non ? On se voyait déjà, casque sur la tête, à enchaîner les loopings et à pulvériser nos potes avec des missiles guidés.

Sauf que… BAM ! 11 septembre 2001. La tragédie mondiale. Et là, l'ascenseur de la censure fait un drôle de tour. Dans Propeller Arena, certains niveaux représentaient des villes, des gratte-ciel… Et voilà que le jeu, prêt à sortir, se retrouve cloué au sol, comme un avion sans kérosène. Trop sensible, trop "proche de la réalité", blablabla. La bonne excuse pour nous frustrer à mort !

Moi, j'étais là, la manette dans les mains, virtuellement parlant, à attendre mon Propeller Arena comme le Messie. Et quand j'ai appris la nouvelle, j'ai failli faire un salto arrière sur ma chaise gaming. Non pas que je minimisais l'horreur des événements, loin de là ! Mais mon petit cœur de gamer endurci s'est dit : "Attends, donc mon jeu, celui qui allait me permettre de décompresser après une dure journée à l'école, il est annulé à cause… d'un ascenseur ?".

C'est ça, la légende de Propeller Arena. Un jeu prêt, des disques pressés, qui se sont retrouvés dans un entrepôt, à prendre la poussière, sans jamais voir la lumière du jour des consoles. On a bien eu des versions "leakées" plus tard, des copies pirates qui ont circulé sous le manteau, comme des reliques sacrées. J'en ai même chopé une, histoire de voir ce que j'avais raté. Et c'était… génial ! Fluide, rapide, jouissif.

Alors oui, la prochaine fois que vous entendrez parler d'un jeu annulé, rappelez-vous que parfois, le destin d'un titre ne tient qu'à un fil… ou à un immeuble. Et que le plus grand ascenseur émotionnel, c'est celui que nous fait vivre l'industrie du jeu vidéo. Mais bon, au moins, ça fait de belles histoires à raconter, non ? Et puis, ça nous laisse rêver à ce qu'aurait pu être ce monde où les ascenseurs n'auraient pas mis fin à des batailles aériennes épiques. Un monde où mon score de pilote virtuel aurait explosé… Snif.