Le système PEGI vient de frapper un grand coup dans l'industrie du jeu vidéo en Europe, annonçant un durcissement significatif de ses critères de classification d'âge, ciblant spécifiquement les loot boxes, microtransactions et NFT. Cette réforme majeure, menée par le Pan-European Games Information, l'organisme de classification d'âge pour les jeux en Europe (hors Allemagne), vise à mieux encadrer les pratiques de monétisation qui ont proliféré ces dernières années. Concrètement, les jeux vidéo intégrant des mécaniques telles que les "boîtes à butin" (loot boxes) aux récompenses aléatoires, les achats intégrés (microtransactions), les jetons non fongibles (NFT), les passes de combat payants (battle passes) ou même les quêtes quotidiennes incitant à la connexion régulière, recevront désormais des âges plus élevés. Fini le 3+ pour certains titres qui poussent insidieusement à la dépense ou à l'engagement constant.
L'objectif est clair : protéger les joueurs, et en particulier les plus jeunes, des pratiques potentiellement addictives ou prédatrices. En relevant l'âge, PEGI souhaite mieux informer les consommateurs sur la nature du contenu et les inciter à la prudence face à ces systèmes souvent comparés à des jeux de hasard. Cette décision pourrait changer la donne pour de nombreux éditeurs et leurs stratégies de monétisation. Des titres phares comme EA Sports FC 24 (anciennement FIFA), Fortnite sur PC et PS5, Call of Duty: Modern Warfare III sur Xbox Series X, ou encore les populaires Diablo Immortal et Genshin Impact sur mobile, tous connus pour leurs systèmes de gacha ou leurs microtransactions massives, pourraient voir leur classification d'âge grimper. Cette nouvelle ère de classification, effective dès à présent, est un véritable coup de semonce pour des géants comme EA ou Ubisoft, les poussant à revoir la copie de leurs futurs blockbusters pour ne pas exclure une partie de leur public cible.
L'impact de cette mise à jour sera visible sur les jaquettes de les jeux et dans les boutiques en ligne à travers toute l'Europe, offrant une transparence accrue et une meilleure compréhension des enjeux liés à la monétisation pour tous les acheteurs.