Le nouveau titre Stupid Never Dies, un action-RPG roguelite du développeur japonais GPTRACK50, provoque une vague de réactions contrastées au sein de la critique, certains saluant son audace tandis que d'autres déplorent des mécaniques de jeu jugées décevantes. Ce jeu, disponible notamment sur PS5, se distingue par une esthétique "scribblecore" et un univers pop-punk déjanté, rappelant l'approche narrative et visuelle de Goichi Suda et ses productions comme No More Heroes.
Le concept de Stupid Never Dies plonge les joueurs dans un monde peuplé de zombies, où l'humour noir et l'irrévérence sont omniprésents. Cette personnalité affirmée, qui transpire à travers chaque pixel et chaque dialogue, est l'un des points forts unanimement reconnus par les critiques. Le jeu cherche clairement à se démarquer dans un genre roguelite devenu saturé d'options, où des titres comme Hades ou Dead Cells ont déjà posé des jalons exigeants. L'ambition de GPTRACK50 d'offrir une expérience singulière est palpable, et cette tentative de bousculer les codes est perçue comme un vent de fraîcheur par certains.
Cependant, cette excentricité ne parvient pas toujours à masquer des lacunes dans le gameplay. Si l'enrobage est jugé "débordant de personnalité", les mécaniques de jeu, elles, sont parfois qualifiées de "tombant à plat". Des sources évoquent un titre qui, malgré son originalité, "finit mort-né" en raison de ces faiblesses. Le chaos inhérent à l'action roguelite, bien que voulu, semble parfois se traduire par des imprécisions ou un manque de profondeur qui nuit à l'expérience globale. La structure même du roguelite, qui repose sur la répétition et la progression, exige une boucle de gameplay solide pour maintenir l'engagement du joueur. Sur ce point, Stupid Never Dies semble parfois trébucher.
L'esthétique volontairement trash, avec des scènes de "chasse aux monstres et de toilettes tirées", contribue à l'identité unique du jeu. Ce style visuel "scribblecore", qui évoque un carnet de croquis anarchique, est un parti pris fort qui attire l'attention. Il représente une antithèse aux productions AAA de plus en plus homogènes en termes de direction artistique. C'est précisément cette audace qui permet à Stupid Never Dies de "sortir du lot" dans un marché vidéoludique où la différenciation est cruciale.
En résumé, Stupid Never Dies se présente comme une œuvre clivante. Son charme réside indéniablement dans son audace artistique et son ton irrévérencieux, qui rappellent le travail de Suda51 et son studio Grasshopper Manufacture. Néanmoins, cette personnalité débordante ne suffit pas toujours à compenser des mécaniques de jeu qui peinent à convaincre pleinement, laissant certains critiques sur leur faim. Le jeu de GPTRACK50 est une démonstration qu'une forte identité peut faire briller un titre, mais qu'elle ne dispense pas d'une exécution de gameplay irréprochable, surtout dans un genre aussi compétitif que le roguelite.
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