Ah, l'histoire ! Ces moments où un truc tout bête se transforme en pilier de l'humanité, un peu comme la première fois que j'ai réussi à faire cuire des pâtes sans y laisser une casserole. Mais dans le monde du gaming, ces premières fois, elles ont souvent un goût de "WTF mais c'est génial !". Et celle-ci, mes chers amis gamers, c'est l'histoire d'un écran vert qui A Plus séduit que Tinder.

Imaginez la scène : on est en 1974, l'année où je suis né… Ah non, pas encore, c'est bien avant ma naissance, mais ça aurait pu ! Bref, on est dans l'ère préhistorique du jeu vidéo, où les graphismes étaient si rudimentaires qu'on les confondait avec des œuvres d'art abstrait. Et là, un génie, j'ai nommé Torre R. Lapoint, lâche une bombe atomique de l'amour digital : Maze War.

Ce jeu, mes amis, n'était pas qu'un simple labyrinthe en 3D (oui, en 3D ! Avec des murs et des couloirs, imaginez la claque !). Non, la vraie révolution, la première historique, le coup de foudre des octets, c'est que c'était le premier jeu en réseau multijoueur ! Oui, vous avez bien lu ! Avant les soirées LAN qui sentaient le Red Bull et la frustration, avant les ragequits collectifs sur Call of Duty, avant même que mon grand-père ne sache ce qu'était un ordinateur, des gens se tiraient la bourre dans un labyrinthe pixélisé.

Les gars s'affrontaient non pas dans la même pièce, mais via ARPANET, l'ancêtre d'Internet ! Je me l'imagine, le geek de l'époque, les yeux rivés sur son écran vert monochrome, sa petite "personne" triangulaire avançant dans le dédale, et soudain... BAM ! Un autre triangle, un autre joueur, qui apparaît et tire des projectiles. C'était la première fois que l'on se disait : "Tiens, l'ordinateur d'en face n'est pas juste un tas de silicium inerte, il y a un autre humain derrière, qui veut me pourrir la vie !".

C'était la genèse du "GG" (good game), du "Noob !" et du "OMG tu campe !". Sauf que, vu la complexité de l'interface, le "Noob !" aurait probablement ressemblé à un enchaînement de lettres tapées à l'aveugle après avoir renversé son café.

Alors la prochaine fois que vous hurlez sur un gamin de 12 ans qui vous a headshoté à travers un mur sur un FPS moderne, ayez une pensée émue pour Maze War et ses murs verts. Sans lui, le multi ne serait qu'une douce utopie, et nos consoles prendraient la poussière en solo. Ce jeu n'a pas seulement créé une première, il a créé un monde, une addiction, une culture. Chapeau l'artiste, ou plutôt, chapeau le pixel !