Accrochez-vous à vos joysticks, mes petits pixels de génie, car aujourd'hui, on déterre une pépite du hardware qui a l’air d’avoir fugué du futur ! Oubliez la Switch ou le Steam Deck, il y A Plus de vingt ans, SEGA nous avait déjà concocté une console portable... dans une carte mémoire. Oui, vous avez bien lu !

Je parle bien sûr de la Visual Memory Unit, ou VMU, de la Dreamcast. Cette petite merveille, que la plupart inséraient machinalement dans leur manette, était un OVNI technologique. Une carte mémoire, certes, mais avec un écran LCD intégré, un mini haut-parleur et même des boutons ! Elle pouvait afficher des infos de jeu, des mini-cartes, et même des animations pendant que vous jouiez sur votre télé. C'était un peu comme avoir un Tamagotchi geek pour vos sauvegardes.

Mais le clou du spectacle ? Vous pouviez la retirer de la manette et... jouer avec indépendamment ! Des petits jeux simples, des applications, et le plus mémorable : l'élevage des Chao dans Sonic Adventure. On pouvait littéralement "exporter" son Chao de la console, le promener, le nourrir, le faire participer à des mini-jeux sur cette VMU miniature. C'était une console dans la console, une matryoshka vidéoludique !

Imaginez le brainstorming chez SEGA : "Et si on mettait un écran sur la carte mémoire ?" "Génial ! Et des boutons ?" "Encore mieux ! Et un haut-parleur pour le cri du Chao ?" "MAJESTUEUX !" C'était de la folie Pure, une idée aussi brillante que coûteuse, et surtout, incroyablement précurseuse. SEGA avait osé, SEGA avait innové. Alors la prochaine fois que vous croiserez une Dreamcast, saluez sa VMU, cette carte mémoire qui avait plus de caractère qu'un boss de fin de niveau !