Ah, la guerre des consoles ! Un doux parfum de compétition, de sueur (virtuelle, hein), et de *dramas* dignes d'une télénovela brésilienne. Mais il y a une rivalité qui a marqué ma tendre enfance de gamer, celle qui a vu s'affronter non pas deux consoles, mais deux géants, deux philosophies, deux boîtes… et leurs manettes !
Je parle, bien sûr, de la légendaire escarmouche entre la Super Nintendo et la SEGA Mega Drive. Ou, pour les intimes, la SNES et la Genesis, histoire de ne fâcher personne outre-Atlantique. J’étais à l’âge où les pixels étaient des promesses et les manettes des extensions de mon âme. Et chez moi, la Mega Drive, c'était un peu la rebelle, celle qui faisait du bruit, qui avait des "blast processing" (on sait toujours pas ce que c'est, mais ça sonnait super cool).
La SNES, elle, c'était la classe, l'élégance, la finesse. Elle avait des couleurs plus douces, des effets "Mode 7" qui te faisaient croire que tu étais dans un film de science-fiction en 3D (ou presque). Et surtout, elle avait une carte son à tomber !
Je me souviens d’une discussion houleuse (enfin, houleuse pour deux gamins de 10 ans) avec mon pote Kevin. Lui, il était #TeamSega, le genre à te balancer "Sonic est plus rapide que mario !". Et moi, #TeamNintendo, je répliquais avec "Oui, mais Super Mario World a des Yoshi !".
Mais le summum de notre rivalité, c’était la musique. Kevin s’est mis à me lancer : "Ta SNES, elle fait de la musique de bébé ! Ma Mega Drive, elle a une guitare électrique dans le ventre !". Et là, je n’ai pas pu m’empêcher de lui rétorquer, avec une assurance que je ne retrouvais que devant The Legend of Zelda: A Link to the Past : "Peut-être, mais ma SNES, elle fait un orchestre symphonique ! Toi, tu as un concert de rock, moi j'ai l'Opéra de Sydney dans mon salon !".
Le Silence qui a suivi fut assourdissant. Kevin, avec sa casquette Sonic à l'envers, a juste marmonné un truc sur "les synthés qui claquent" de Streets of Rage 2. Mais je savais que j'avais gagné la bataille. Parce qu'au fond, quand il s'agissait de la guerre des octets, ma SNES était une diva, et sa Mega Drive, une rockstar un peu trop bruyante. Et ça, ça valait tous les blast processings du monde.