Accrochez-vous à vos manettes, mes petits loups du pad ! Aujourd'hui, on va démêler un mystère plus épais qu'un boss de fin de Dark Souls, un secret de Polichinelle qui sent bon le pop-corn et les pixels. Vous savez, ces fois où vous regardez un perso et vous vous dites : "Tiens, il me rappelle quelqu'un... mais en pixels, et avec plus de super-pouvoirs (ou pas)" ? Eh bien, préparez-vous pour l'anecdote ultime de l'emprunt (non, pardon, de l'HOMMAGE !) stylistique.

Le cas le plus flagrant, le plus délicieusement pompé (non, toujours "hommagé" !) de l'histoire du jeu vidéo, c'est bien sûr notre cher Solid Snake de la saga Metal Gear Solid. Hideo Kojima, le génie (et un peu le rigolo) derrière cette série culte, n'a jamais caché son amour pour le cinéma, et en particulier pour un certain Kurt Russell dans le rôle de Snake Plissken, l'anti-héros bad-ass d' 'Escape From New York' (et 'Escape From L.A.' pour les connaisseurs).

Le mec, il a juste pris le personnage, lui a mis un bandana, une voix rauque (merci David Hayter !), et l'a envoyé sauver le monde plutôt que s'évader d'une prison géante. Même nom, même attitude blasée, même propension à exploser des trucs avec panache. La seule différence ? Solid Snake a un fessier un peu plus pixelisé et n'a pas (encore ?) les cheveux grisonnants. Et puis, Snake Plissken n'a jamais eu à se cacher dans un carton pour échapper à des gardes aveugles ! Ça, c'est la touche Kojima !

Imaginez le pitch chez Konami : "Alors, on a un super espion ! Il est super furtif... mais il s'appelle Snake, ressemble trait pour trait à Snake, et a la même voix que Snake. Un pur hasard, vous dîtes ?!" Non, non, c'est de l'art, du "sampling" culturel, mes amis ! Un hommage si poussé qu'on frôle la fan-fiction ultra-pro. Un genre de méta-plagiat assumé qui fait toute la saveur !

Bref, la prochaine fois que vous croiserez Solid Snake dans Metal Gear Solid 3: Snake Eater en train de chasser des grenouilles, dites-vous qu'il est peut-être juste en train de répéter pour son prochain rôle au cinéma, genre 'Escape From Tselinoyarsk' ! C'est ça, la magie du jeu vidéo : quand Hollywood rencontre le pixel art pour créer des légendes... ou des doubles parfaits qui n'ont pas peur de se cacher dans un carton ! Et c'est génial !