Bienvenue dans les méandres de l'Enfer, version Alighieri. "The Alighieri Circle: Dante’s Bloodline", édité par un studio encore discret sur son identité, plonge le joueur dans un univers où la Divine Comédie n'est pas qu'un poème, mais une prison familiale. Disponible sur Series X|S, PC et PS5 dès le 10 septembre 2026, ce titre d'aventure invite le joueur à incarner Gabriele Alighieri, héritier d'une lourde tâche : sceller les portes de l'Enfer. Un voyage prometteur au cœur d'un cauchemar psychologique, où les secrets ancestraux sont la clé de la survie.
Prise en main et gameplay
La promesse d'une descente infernale est alléchante, et le gameplay d'aventure tente de s'y conformer. Les énigmes et la progression narrative constituent le cœur de l'expérience, poussant à l'exploration et à la réflexion. L'univers inspiré de Dante est riche et les interactions avec l'environnement sont souvent pertinentes pour faire avancer le récit. Cependant, malgré un concept de base intrigant – refermer les portes de l'Enfer –, le jeu peine à innover. Les mécaniques d'aventure classiques sont présentes, mais un certain manque d'originalité se fait sentir. Certaines phases de jeu, notamment les séquences d'exploration ou de résolution d'énigmes, peuvent malheureusement tomber dans une répétitivité décousue, cassant parfois le rythme. L'intelligence artificielle des adversaires, lorsqu'ils se manifestent, se révèle prévisible, limitant le défi et l'impact des rencontres.
Direction artistique

Visuellement, "The Alighieri Circle" déploie un univers sombre et torturé, fidèle à l'inspiration de la Divine Comédie. Les environnements, qu'il s'agisse des limbes ou des cercles plus profonds de l'Enfer, sont construits avec une attention certaine aux détails macabres et psychologiques. La direction artistique parvient à créer une ambiance oppressante, renforçant l'immersion dans le récit familial et ses secrets. Cependant, la réalisation technique présente des imperfections visuelles. Des textures parfois imprécises, des modèles de personnages manquant de finesse et des effets de lumière inégaux viennent ternir l'ensemble. Ces lacunes techniques, bien que ne ruinant pas l'expérience, empêchent l'immersion d'atteindre son plein potentiel, surtout sur des plateformes de nouvelle génération.
Bande-son et ambiance sonore

L'ambiance sonore est sans conteste l'un des points forts du jeu. La bande-son, tantôt discrète et lancinante, tantôt percutante et dissonante, accompagne parfaitement la descente dans le cauchemar psychologique de Gabriele. Les effets sonores sont particulièrement réussis, contribuant à cette atmosphère oppressante et renforçant le sentiment de malaise. Les chuchotements, les grincements et les bruits lointains de l'Enfer parviennent à installer une tension palpable, essentielle pour un jeu qui se veut immersif dans un récit sombre. C'est grâce à cette gestion sonore que l'on se sent véritablement piégé dans les arcanes de la lignée Alighieri, même lorsque le gameplay traîne un peu la patte.
Contenu et durée de vie

Le cœur du jeu réside dans son histoire familiale et les secrets ancestraux qu'il faut déterrer. Cette trame narrative est suffisamment dense pour captiver le joueur durant une bonne partie de l'aventure. La quête pour refermer les portes de l'Enfer offre un objectif clair et une progression satisfaisante, ponctuée de révélations. Cependant, malgré l'intrigue captivante, le rythme narratif connaît des baisses de tension notables. Ces moments de creux, combinés à des phases de jeu qui peuvent sembler répétitives, impactent la durée de vie ressentie. Le jeu offre une aventure cohérente, mais l'on aurait apprécié une plus grande variété dans les situations pour maintenir l'intérêt constant sur la longueur.
Performance technique

Sur les plateformes de nouvelle génération, le jeu tente d'offrir une expérience fluide. Cependant, des imperfections visuelles et quelques soucis de performance sont à noter. Des baisses de framerate occasionnelles peuvent survenir, notamment dans des zones plus chargées ou lors de certains effets visuels. Les temps de chargement, bien que supportables, ne sont pas toujours optimaux. L'interface reste fonctionnelle, mais manque parfois de clarté. Ces éléments techniques, bien que n'étant pas rédhibitoires, rappellent que le jeu aurait pu bénéficier d'un polissage supplémentaire pour atteindre un niveau de finition digne de ses ambitions narratives. L'expérience reste jouable, mais le manque de fluidité par intermittence peut nuire à l'immersion.
Verdict

"The Alighieri Circle: Dante’s Bloodline" convie le joueur à un voyage ambitieux et sombre, ancré dans un univers riche et intrigant inspiré de la Divine Comédie. L'histoire familiale et les secrets ancestraux sont des moteurs puissants qui parviennent à captiver, et l'ambiance sonore est une véritable réussite, renforçant l'immersion dans ce cauchemar psychologique. Cependant, le gameplay d'aventure manque d'originalité et de profondeur, et les imperfections techniques viennent ternir une direction artistique par ailleurs réussie. Le rythme narratif connaît des baisses de tension, et la répétitivité de certaines phases peut entacher l'expérience globale. Le jeu promet beaucoup, mais peine à maintenir la flamme sur la durée. Une descente en Enfer qui laisse un goût doux-amer.
La note finale est de 57.6/100.
Moustik (Horreur et aventure)
