Ah, la popularité ! C'est un peu comme cette pâtisserie à la mode que tout le monde veut goûter, sauf que là, on parle de pixels et de manettes. Et si je vous disais que j'ai contribué, à ma petite échelle, à la popularité d'un certain barbu vénère ?

Flashback, quelques années en arrière. La PS4 est encore dans son prime, et un certain God of War déboule. Et là, c'est le drame... pour mon porte-monnaie, mais un triomphe pour mes yeux et mes tympans ! Le jeu était tellement attendu, tellement encensé, qu'il s'est vendu comme des petits pains au chocolat à la sortie de l'école. Sauf que ces petits pains, ils coûtaient 69,99€ pièce.

Mon banquier, à l'époque, a fait une syncope. Chaque semaine, j'achetais une édition collector, une figurine, un artbook. J'étais possédé, envoûté par la fureur de Kratos et les sagesses d'Atreus. J'avais l'impression d'être un pilier de la société vidéoludique, un ambassadeur non officiel de Santa Monica Studio. J'aurais pu postuler pour un poste de "testeur de la Rage de Kratos" tant j'ai poncé le jeu.

Le pire ? Je ne suis pas le seul. Des millions de joueurs ont fait la même chose. Le jeu s'est écoulé par camions entiers, battant des records, remportant des prix à la pelle. Et moi, au milieu de ce raz-de-marée commercial, je me sentais... spécial. J'avais l'impression d'avoir un lien personnel avec Kratos, comme s'il me devait une bière pour avoir boosté ses ventes.

Alors oui, la popularité d'un jeu, c'est un truc incroyable. Ça crée une hype, ça rassemble des communautés, et ça vide nos comptes en banque avec le sourire. Mais bon, quand Kratos te hurle dessus en 4K, est-ce qu'on peut vraiment résister ? Non. La réponse est non. Et mon banquier, il s'en est remis. Enfin, je crois. Il ne m'A Plus répondu depuis. Coïncidence ? Je ne pense pas. Longue vie au Dieu de la Guerre... et à ses records de ventes !