Préparez-vous à plonger dans un univers où la bêtise est une vertu et la survie une farce macabre. Stupid Never Dies, le nouveau venu des studios encore anonymes, débarque sur PC et PS5 le 21 octobre 2026. Ce RPG d'aventure vous propulse dans la peau de Davy, un zombie pas comme les autres, au fin fond d'un donjon peuplé de monstres. Sa quête ? Ramener à la vie Julia, une humaine figée dans la glace. Une prémisse des plus originales pour un titre qui promet de secouer les codes du genre.
Prise en main et gameplay
Dès les premières minutes, Stupid Never Dies impose son rythme effréné. Le système de combat, présenté comme "Funky Zombie Action", se révèle être le cœur battant de l'expérience. Les affrontements sont vifs, dynamiques, et exigent une certaine adaptabilité. L'innovation majeure réside dans la capacité à voler les compétences des ennemis, une mécanique qui enrichit considérablement les possibilités tactiques et pousse à l'expérimentation. Chaque adversaire devient ainsi une source potentielle d'amélioration, incitant à varier les approches plutôt que de se contenter d'une seule stratégie.
Cependant, malgré cette profondeur initiale, une certaine lassitude peut s'installer à mi-parcours. La répétitivité des combats, malgré des capacités volées variées, finit par se faire sentir. Le bestiaire, bien que loufoque, manque de diversité sur la durée, ce qui accentue ce sentiment. De plus, la caméra, particulièrement capricieuse dans les environnements exigus, peut transformer certains affrontements en véritable épreuve de patience, nuisant à la fluidité de l'action. La personnalisation du corps mort-vivant, avec ses améliorations loufoques, offre des options amusantes, mais certaines d'entre elles manquent d'un impact tangible sur le gameplay, laissant un goût d'inachevé. Enfin, l'intelligence artificielle des ennemis, souvent prévisible, ne représente pas toujours un défi à la hauteur des attentes, rendant certains combats moins stimulants qu'ils ne devraient l'être.
Direction artistique

L'esthétique de Stupid Never Dies est sans conteste l'un de ses atouts majeurs. Le jeu embrasse pleinement son côté déjanté, offrant un univers visuel qui ne ressemble à aucun autre. Les environnements du donjon, bien que sombres par nature, sont imprégnés d'une folie douce et d'un humour noir qui transparaissent dans chaque recoin. Le design des monstres, souvent grotesque et absurde, participe grandement à cette atmosphère unique. Les animations sont fluides et exagérées, renforçant le caractère cartoonesque et décalé de l'ensemble. Cette direction artistique audacieuse est une bouffée d'air frais, loin des productions plus sérieuses, et parvient à créer une identité visuelle forte et mémorable. Chaque nouveau biome traversé apporte son lot de surprises et de détails visuels qui témoignent d'un véritable travail d'orfèvre en matière de conception artistique.
Bande-son et ambiance sonore

L'ambiance sonore de Stupid Never Dies est en parfaite adéquation avec son univers visuel. La bande-son, mélangeant des mélodies entraînantes et des thèmes plus sombres, accompagne avec brio les péripéties de Davy. Les effets sonores sont particulièrement réussis, renforçant l'impact des coups portés et la bizarrerie des créatures rencontrées. Chaque cri de monstre, chaque bruit de pas, chaque activation de capacité contribue à immerger le joueur dans ce monde loufoque. L'ensemble crée une atmosphère cohérente et enveloppante, où l'humour et le malaise se côtoient harmonieusement. La musique évolue dynamiquement en fonction des situations, passant de thèmes légers et insouciants lors de l'exploration à des compositions plus rythmées et intenses durant les combats, renforçant l'immersion et le dynamisme de l'expérience.
Contenu et durée de vie

Stupid Never Dies propose une aventure conséquente, offrant une durée de vie honorable pour un RPG d'aventure. La quête principale, centrée sur le sauvetage de Julia, est suffisamment étoffée pour maintenir l'intérêt sur plusieurs dizaines d'heures. L'exploration du donjon, avec ses multiples ramifications et ses secrets à découvrir, incite à la curiosité et à la découverte. Les mécaniques de vol de capacités et de personnalisation du corps mort-vivant, malgré leurs quelques défauts, encouragent la rejouabilité et l'expérimentation de différentes approches. Cependant, le manque de variété dans le bestiaire et la répétitivité des combats peuvent altérer l'expérience sur le long terme, poussant certains à accélérer la cadence pour voir le bout de l'aventure. Le jeu offre tout de même un contenu solide pour les amateurs du genre, à condition de passer outre ces quelques bémols.
Performance technique

Sur le plan technique, Stupid Never Dies se montre globalement stable. Le jeu tourne sans accroc majeur sur PC et PS5, avec des temps de chargement raisonnables. Les graphismes sont fidèles à la direction artistique, avec des textures détaillées et des effets visuels qui renforcent l'immersion. Cependant, la caméra est un point noir notable. Ses soucis dans les espaces confinés peuvent frustrer et briser le rythme de l'action, un problème qui mériterait une attention particulière. En dehors de cela, l'optimisation semble correcte, permettant de profiter de l'expérience sans rencontrer de bugs ou de ralentissements intempestifs. L'interface utilisateur est claire et fonctionnelle, facilitant la navigation dans les menus et la gestion de l'inventaire, un détail appréciable pour un RPG.
Verdict

Stupid Never Dies est une proposition audacieuse, un Action RPG qui ne se prend pas au sérieux et qui réussit à charmer par son originalité. L'univers déjanté, la quête touchante et les combats dynamiques, malgré une répétitivité et une caméra parfois capricieuse, offrent une expérience mémorable. Le vol de capacités ennemies et la personnalisation loufoque du personnage apportent une vraie fraîcheur, même si toutes les améliorations ne se valent pas. C'est un titre qui, avec quelques ajustements, aurait pu atteindre des sommets. Il reste néanmoins une aventure pleine de fantaisie et de moments de bravoure.
Stupid Never Dies mérite une note de 72.5/100.
Sylve (RPG et narration)
